Edito 2

ENTRAIDE Universitaire - Citoyen avant tout !

« Il ne peut y avoir évolution que s’il y a conscience » Jean Jaurès

De cette période de totale incertitude sur l’avenir, de remise en question de nos repères et de banalisation des valeurs humanistes, dans quel projet de justice sociale devons-nous nous inscrire ?

  • Individualisation toujours plus exacerbée de la société,
  • repli communautariste, fruit de toute société éclatée,
  • performance / gestion / compétitivité, sont les mots à la mode (jusqu’à quand ?),
  • Le credo de l’alignement économique vers le moins-disant, sans référence à la moindre notion de qualité ;

La règle à calcul hier, la calculette, les tableaux Excel aujourd’hui, n’auraient-ils pas pour finalité de se substituer à la réflexion, à l’engagement, à l’intelligence de l’homme ?

Autant de fausses-réponses trop souvent et trop rapidement apportées qui ne peuvent être les nôtres.

 

Nous affirmons qu’il n’y a pas pour nous une matière noble : l’économie, et une matière secondaire : le social qui ne chercherait qu’à corriger les effets néfastes du marché.

Nous n’avons pas peur de l’affirmer, le progrès économique ne peut être que tributaire du progrès social.

Le « vivre-ensemble », garant de la cohésion sociale, porté par LES CITOYENS, nous le revendiquons.

Le repli sur soi, l’individualisme, la priorité exclusive accordée à ses propres droits, le non respect, la non reconnaissance de l’autre, le refus de la différence sont aux antipodes de l’humanisme. L’humanisme ne se définit positivement que comme le fait d’être, en réciprocité, attentif et ouvert à l’autre dans son devenir et sa perfectibilité.

 Le « vivre ensemble »est un enjeu majeur pour tous ceux qui se réfèrent à la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité et laïcité.

La loi 2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées inscrit, de plein droit, dans le Code de l’Action Sociale et des Famillesque toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale qui lui garantit, en vertu de cette obligation, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens, ainsi que le plein exercice de sa citoyenneté.

À la lumière des faits, compte tenu de la politique du handicap orientée vers le secteur lucratif au détriment du service public, des budgets de plus en plus contraints, la mise en place d’indicateurs permettant de justifier le financement des services rendus au moindre coût, nous sommes confortés dans notre analyse.

Pour que toute personne en situation de handicap vive sa qualité de citoyen, elle doit pouvoir accéder – nous le revendiquons – aux droits reconnus à tous :

  • qualité citoyenne
  • éducation, formation, orientation professionnelle, emploi
  • soins
  • garantie d’un minimum de ressources adaptées
  • intégration sociale
  • liberté de déplacement et de circulation
  • sports, loisirs, tourisme, culture

Il est impératif de faire bouger la société, celle-ci doit faire en sorte que tout citoyen y trouve sa place quelle que soit sa différence. La différence n’est-elle pas source et preuve de richesse ?

« Consciente » de la dimension de cette problématique, l’UNALG, union militante, politique, professionnelle, est engagée dans cette « évolution » qui doit conduire à la pleine citoyenneté de chacun, quelle que soit sa différence.

Utopiste direz-vous ? Confiant, assurément.

Jean DUBOUÉ